Les autoportraits (2025)
Technique : Acrylique sur toile, activé par la lumière
Matériaux : Acrylique.
60 x 40 cm & 50 x 30 cm
Le visage, les mains, les gestes deviennent des surfaces d’exploration. Parfois grotesques, parfois fragiles, parfois presque absurdes. Mais toujours honnêtes. La lumière transforme ces images. Elle les active. Elle enlève le masque. Et révèle quelque chose de vivant.
Rooi Gedrog (2023) (crédit photo : Bernard Brand)
Technique : Couture, sculpture textile.
Matériaux : Scuba sandwich, résille, viscose coton, velours.
Inspirée par un mélange de rêves et de peurs, Rooi Gedrog explore les frontières entre le corps humain et une forme organique en constante transformation. L’œuvre trouve son origine dans deux images persistantes : la trypophobie, cette réaction instinctive face aux motifs perforés, et un rêve dans lequel mes empreintes digitales se métamorphosaient en une matière semblable à du corail vivant. En fusionnant le costume et la sculpture cette figure devient une présence ambiguë, à la fois fascinante et inquiétante. Comme dans une grande partie de ma pratique, le rêve devient ici un outil narratif permettant de donner une forme tangible à des émotions et à des paysages intérieurs difficiles à exprimer autrement.
The Walls We Build (2026)
Technique : Metal embossé.
Matériau : Canettes de soda.
60 cm x 20 cm x 50 cm
The Walls We Build explore la persistance des mécanismes de protection construits durant l’enfance, lorsque l’armure devient à la fois refuge et obstacle. La sculpture met en tension la notion de vulnérabilité et engage un processus de déconstruction, où l’ouverture à soi devient un acte de transformation.
Gold Star (2026)
Technique : Patchwork.
Matériau : Couverture de survie.
800 × 600 cm
À l’école primaire, le professeur distribuait des étoiles dorées aux élèves qui avaient bien travaillé ou bien agi. Cette quête de validation continue encore aujourd’hui. Nous cherchons l’approbation de nos professeurs, de nos parents, de nos partenaires - et même aujourd’hui, de vous. Parfois, ce besoin est immense, écrasant, et oui - bruyant.
Mâchoire de Hyène (2026)
Technique : Soudure.
Matériau : Métal.
20 x 28 x 21 cm
J’observe la société et constate son surconsumérisme, véritable monstre vampirique insatiable. Ce travail est un mélange entre la mâchoire d'une hyène et un piège à ours, et explore la juxtaposition entre l'anthropique et l'organique, entre l'ordre et le sauvage. Tout en rendant hommage à l'architecte des Beaux-Arts de Nantes, Franklin Azzi.
Les pommes des verres (2025)
Technique : Verre soufflé
Matériau : Verre.
15 x 20 x 17 cm
La lumière devient aussi un lien avec l’enfance. Je me souviens d’un cristal suspendu dans la fenêtre de ma chambre. Quand la lumière du soleil le traversait, des arcs-en-ciel apparaissaient sur les murs. C’est de ce souvenir qu’est née Les Pommes des Verres, une série d’objets en verre. Mais l’objet n’a pas fonctionné comme prévu. Et c’est précisément dans cet échec qu’une autre possibilité est apparue. J’ai alors utilisé la lumière elle-même comme médium. Dans la chambre noire, la lumière traverse les objets et laisse une trace sur le papier photographique. Ce n’est plus l’objet qui représente, mais la lumière qui agit. De là naît Le Cœur de Rose.
La solitude (2024)
Technique : Photogramme.
Matériau : fusain et paillettes.
42 x 59 cm
La solitude, je voulais explorer ce sentiment paradoxal : être entouré, mais profondément seul. Être seul est une chose. Mais se sentir seul au milieu d’une foule en est une autre. Dans cette série, j’utilise la lumière, les paillettes et le fusain dans un processus de chambre noire. Les paillettes deviennent des étoiles, le fusain devient des nuages. L’image s’inverse. On peut s’y perdre comme dans un ciel nocturne. Et pourtant, chaque étoile est seule.
Le cœur de rose (2025)
Technique : Photogramme.
Matériau : La pomme de verre.
29.7 x 21cm
Le Cœur de Rose, une image ambivalente, entre organe et fleur, entre corps et souvenir. Comme une forme de Rorschach, où chacun projette sa propre mémoire.
Une image fragile, presque vivante.
The Plastic Sea Quilt (2026)
Technique : Sacs en patchwork.
Matériau : Sacs alimentaires en plastique.
500 x 300 cm
Comme pour mes œuvres plastiques, l’écriture devient pour moi une manière d’explorer la mémoire, l’identité et les émotions à travers l’intuition plutôt qu’à travers une structure narrative fixe.
Les textes et les œuvres se nourrissent alors mutuellement. Certaines images quittent l’écriture pour devenir des sculptures, des installations ou des photographies, tandis que les œuvres plastiques prolongent à leur tour les récits.
Dans cette logique de dialogue entre écriture et pratique plastique, j’ai créé The Plastic Sea Quilt, une œuvre directement issue de mon Mémoire, plus précisément d’un texte intitulé L’Allée d’arbres préférée, où je décris le son de l’eau comme :
« un océan de sacs plastiques se frottant les uns aux autres ».
Trottoir inondé (2025)
Technique : Tissu teint et cousu à la main.
Matériau : Tissu et carton.
25 x 60 x 120 cm
Cette œuvre a été réalisée à Lisbonne, au Portugal. La conception des trottoirs de cette ville permet à l’eau de s’écouler entre les pierres pour rejoindre l’océan. Comme un écho à ce souvenir du voyage de l’eau, cette œuvre souligne également nos représentations de cette substance, que nous associons souvent à la couleur bleue, mais qui a été fréquemment décrite par les humains comme verte ou rouge avant même qu’il n’existe de mot pour désigner le bleu.
Manteau importable (2025)
Technique : Couverture cousue à la main.
Matériau : Couverture.
150 cm x 105 cm x 40 cm
Cette œuvre évoque le besoin de chaleur et d'un abri. Elle s'intéresse au simple geste de coudre à la main une couverture pour transformer un objet bi-dimensionnel en une pièce sculpturale. Une pièce qui semble pouvoir être portée, mais qui, en réalité, ne peut l'être.
L'ancêtre (2025)
Technique : Textiles cousus.
Matériau : Textiles recyclés.
150 x 60 x 70 cm
Puis, il y a eu un rêve.
Dans ce rêve, je fuyais avec ma famille dans un monde post-apocalyptique. Nous étions poursuivis. Tout était urgence, survie, mouvement. Et au sommet d’une colline, il y avait un lion. Un lion caramel, calme, immobile, qui observait la scène sans jugement.
Ce moment est resté.
Il est devenu une image de l’ancestralité — une présence silencieuse du passé qui nous regarde sans intervenir. J’ai alors créé L’Ancêtre, une forme suspendue dans cette idée de mémoire silencieuse.
Les cercles (2025)
Technique : Dessin au crayon.
Matériau : Crayon couleur en papier.
chaque dessin - 29.7 x 21 cm
J’ai commencé à développer une pratique plus structurée, mais toujours intuitive. J’ai dessiné une série de cercles avec des crayons de couleur, Les cercles. Chaque cercle est soumis à des règles que je définis moi-même : couleurs, rythmes, répétitions. Le geste devient presque méditatif. Le cercle devient un système fermé, une forme de contrôle doux.
Gedrogte est une collection de créatures artisanales réalisées à partir de textiles recyclés, d'objets trouvés et de tissus. Elle se situe à la croisée de l'art, du design et de la performance.